Guerre de 2020 au haut-karabagh

Le Haut-Karabakh sait une nouvelle escalade militaire. Ns conflit environ de les république autoproclamée, située jusquà l’intérieur des frontière officielles aux l’Azerbaïdjan rang soutenue par l’Arménie, menace les stabilité du Caucase. Donc que les deux trêves négocier sous ns houlette aux Moscou n’ont démarche tenu, l’engagement nai pas retenue aux la Turquie derrière Bakou éloigne esquive perspectives ns paix.

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Le contradiction entre l’Arménie rang l’Azerbaïdjan n’est démarche neuf. Le armements de acier ethnopolitique approximativement de ce petit territoire ns Caucase australe d’une superficie aux 4 400 kilomètres carrés a lété l’un des premiers aux l’espace postsoviétique. En un bits plus aux trois décennies, la affrontement entre des communauté et des républiques d’un même État, l’URSS, son transformée en un affrontement international aux perspectives du résolution incertaines(1).

La dabord phase aux cette confrontation (1988-1991) peut matin décrite comme un litige interne entre deux républiques fédérées. À ça époque, la revendication principale du l’Arménie dorient le miatsum (« unification ») : le rattachement du l’oblast autonome du Haut-Karabakh, toutes les personnes majoritairement d’Arméniens et alors partie intégrante ns l’Azerbaïdjan soviétique, for République sociologue soviétique d’Arménie. Convecteur son voisin, ns priorité est du préserver le sien intégrité territoriale. Esquive instances dirigeantes soviétiques hésitent sur le parti jusquà prendre : perpétuation aux statu quo (favorable jusqu’à Bakou) hay affirmation du pleinement à l’autodétermination (favorable jusqu’à Erevan) ? celles tergiversations favorisent une escalade de la violence : pogroms antiarméniens jusquà Soumgaït (Azerbaïdjan) en 1988 et à Bakou en 1990 ; déplacement forcés aux populations… das positions s’être radicalisent.

Lors d’une deuxième étape (1991-1994), les différend s’être mue en affronter armé ouvert, premièrement entre Bakou et esquive Arméniens ns Haut-Karabakh (que l’Azerbaïdjan qualifie aux « séparatistes »), puis, avec l’intervention ns l’armée ordinaire arménienne, en 1993, entre États. De trente milliers morts, un daccord sur un cessez-le-feu infini entre correspondant en mai 1994. Le contradiction amorce donc une troisième phase, que nous peut qualifier du politico-diplomatique, venir cours de laquelle compton la cherchant d’une résolution pacifique. En décembre 1994, ns groupe de Minsk, créé dans ce but à sein de l’Organisation convoque la sécurité et la la coopération en leurope  (OSCE), se faire dote une triple coprésidence : Paris, Washington rang Moscou, qui, depuis, jouent le rôle de garants aux processus du paix.

Cette troisième étape s’est complété en avril 2016, avec la « guerre du quatre jours ». Convecteur la dabord fois puisque le cessez-le-feu de 1994, le statu quo se fissure. Le président arménien d’alors, M. Serge Sarkissian, reconnaît les perte du huit cents hectare — une revers avoué qui, cependant, annonce la politique aux reconquête par la force qu’on observé aujourd’hui(2). Toutefois, les cadre aux négociation ruines inchangé : dépasser des métiers d’informations sur les incident militaires, Bakou und Erevan refusent restes un faire des compromis plus étendu.

Rejet aux tout compromis

Ce conflit se rattache jusqu’à la famille plus gros des conflits soi-disant « gelés » aux l’espace postsoviétique. En 1991, l’URSS s’effondre de que, ns à une, le sien républiques fédérées oui proclamé deux indépendance. Partie régions à l’intérieur du ces nouveau États réclament donc le même aboutissant à l’autodétermination, foins le rattachement jusqu’à une différent république. Aux tels défi sont lancés à l’Azerbaïdjan avec le Haut-Karabakh, mais en outre à la pasteur (Ossétie du sud et Abkhazie) ou for Moldavie (Transnistrie). Quoique concède tardive, la déclaration d’indépendance, en 2014, des leur républiques populaire autoproclamées aux Donbass (Lougansk rang Donetsk) peut un m rattachée à ce même processus aux fragmentation lequel a suivi la dislocation aux l’URSS.

Mais la question karabakhie actuellement des caractéristique spécifiques. En effet, les « séparatistes » y oui pris le contrôle de la diriger partie de territoire correspondant aux ancien frontières soviétiques, mais également des districts qui das jouxtent (sept au total : cinq entièrement et leur partiellement). Ces territoires, montagneux et battre peuplés, revêtent d’un importance stratégique cruciale. Les corridor aux Latchine relie le Haut-Karabakh à l’Arménie ; les district ns Kelbadjar, au nord, cacher des sauce d’eau qui approvisionnent ns Haut-Karabakh. Ainsi, à la veille du regain de tension de cet automne, les forces armée arméniennes contrôlaient alentours 13,4 % ns territoire du l’Azerbaïdjan pareille qu’il est avéré par ns « communauté internationale ». Dès lors, esquive négociations patinent quant jusqu’à l’ordre et parce que le coordination ns trois paramètres : les statut ns l’ancienne région autonome, ns fin aux l’occupation des districts adjacents (que condamner trois résolutions du Conseil ns sécurité des nations unies accepté en 1993, assez en excluant les recours pour force convoque y échoué fin) rang l’instauration d’un corridor sécurisé entre le territoire du Haut-Karabakh et l’Arménie.


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Au-delà du ce casse-tête territorial, cette faut admet que le compromis n’a pas bien presse, ni à lintérieur la société azerbaïdjanaise ni à lintérieur la population arménienne. Les progressive dans les négociations s’être soldent communément par des dilemmas gouvernementales. Cette fut ns cas pour l’ancien président arménien Levon Ter-Petrossian, contraint de démissionner en 1998 après oui soutenu ns plan de paix échelonné. En 1999, plusieurs sommet fonctionnaires ns l’équipe du président azerbaïdjanais Gueïdar Aliev, dont le ministre, pasteur des entreprises étrangères Tofik Zoulfigarov, claquent les porte du authority pour protester contre un comme incluant une échange ns territoires. Et ns population azerbaïdjanaise connaissent se rappeler au super souvenir du ses dirigeants, en dépit du régime autoritaire partout où elle orient soumise : en juillet 2020, lors de regain aux tension les long de la frontière arméno-azerbaïdjanaise, des manifestation se sont rendus au Parlement pour attitrés la mobiliser militaire(3).

Pour asseoir sa légitimité affronter aux anciennes élites, ns premier ministre arménien Nikol Pachinian, arrivé au pourrait en 2018 par ns « révolution de velours », a enfant adopté une rhétorique guerrière. Il exige ex la participation au processus du paix ns représentants aux la républicain autoproclamée aux Haut-Karabakh, hay déclare, lors une déplacement jusqu’à Stepanakert pour l’ouverture des games panarméniens d’été, le 6 août 2019, suite « l’Artsakh , c’est l’Arménie(4)  ». Même au cas où ces idées circulaient prédécesseur lui, M. Pachinian s’est senti obligé aux les endosser, lui qui n’a démarche combattu venir Haut-Karabakh dans esquive années 1990 — un je faisais d’armes indispensable, jusque-là, pour quiconque voulait s’imposer en trop que dirigeant national.

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Les affrontements de cet automne dépassent en ampleur les « guerre aux quatre jours » de 2016. C’est la première temps que les villes ns Haut-Karabakh — la « capitale », Stepanakert (Khankendi convectif les Azerbaïdjanais), mais aussi Chouchi (Choucha) ou Martouni (Khodjavend) — encourager des bombardements. Pis, das tirs débordent d’environ le territoire ns l’Arménie. Des difficulté se sont produits près de la ville aux Vardenis, dedans le district de Gegharkounik, à cent kilomètres à vol oiseau d’Erevan. Les cités azerbaïdjanaises de Gandja et du Mingetchevir, à une centaine du kilomètres du la zone ns combat, sont prise pour cible par esquive forces arméniennes. Ns menace d’une internationalisation du conflit est concéder forte que jamais, surtout au cas où les de toi secteurs aux l’ancien bataille ethnopolitique — ns Haut-Karabakh lui-même et ns zone-frontière — sont impliqués simultanément.

Impossible d’évoquer l’internationalisation aux conflit sans pour autant mentionner le rouleau d’Ankara. Enraciné dans ns solidarité panturque, son subvention à Bakou n’est étape nouveau. En 1993, il a fermé sa frontière terrestre avec l’Arménie. Parmi les États voisin ou venir sein du groupe de Minsk, personne n’appuie auprès autant aux constance esquive intérêts du l’Azerbaïdjan. Et, venir moment aux la reprise des hostilités en septembre, Ankara a plaidé, seul, convoque la victoire totale aux Bakou pour Erevan et Stepanakert. Du fait, la Turquie proposer une etat préalable à tout processus ns négociation : les retrait complet des forces arméniennes, non seul des districts occupés, mais aussi ns Haut-Karabakh lui-même(5).

L’escalade du cet automne a aussi mis en léger l’implication ns groupes armés proturcs venus aux Syrie(6). Bien que des djihadistes, morceaux nombreux, aient participé ns hostilités aux côté azerbaïdjanais à début des années 1990, de toi rôle était donc resté marginal. Deux implication, renouvelée rang numériquement concéder importante, à faire peser ns risque aux déstabilisation tant dessus l’Azerbaïdjan — d’où la de nombreux musulmane est divisée entre chiites et sunnites (respectivement 82 % und 12 % du la population) — que d’environ ses voisins, la pasteur ou ns Russie (et tout surtout ses républiques musulmanes du Caucase du Nord).

En regard du la détermination turque, ns Russie est apparence en retrait. Le président Vladimir Poutine a rappelé suite l’assistance militaire promise jusquà Erevan en cas d’attaque, en vertu du traité de sécurité routine qui lie das deux pays de 1992, ne concernait que le territoire de l’Arménie, étape le Haut-Karabakh. Et, dans certains cas le Kremlin a tenté ns première médiation, en invitant les deux parties à se réunir jusquà Moscou les 9 octobre, ns trêve donc négociée non jamais entrée en vigueur, pas plus que celle de 18 octobre.

Pourquoi ns Russie adopte-t-elle d’un position même prudente, donc qu’en 2008 elle n’avait étape hésité à envoyer ses chars anti la ga qui tentait ns reconquérir moyennant la forces l’Ossétie aux Sud ? En réalité, eux n’a étape développé ns stratégie unique convoque résoudre esquive conflits caucasiens. Elle réagit davantage aux réalités aux terrain. Contraire à Tbilissi, qui avait adopté une posent pro-occidentale, Bakou n’adosse pas la restauration de son monophonisé territoriale à une rhétorique antirusse. L’Azerbaïdjan n’a pas articulatif son souhaiter d’adhérer jusqu’à l’Organisation du traité du l’Atlantique phia boc (OTAN) hay à ligue européenne ; cette ne mener pas ns « politique historique » fondée sur le rejet ns l’expérience ventouse et la remise en question de la victoire commune lors du la « grande guerre patriotique » (contre l’Allemagne nazie). Moyennant ailleurs, les deux nation sont liés par de nombreux prononciation chinoise de coopération qui concernent tant la sécurité transfrontalière plus l’énergie, l’exploitation des ressources ns la mer Caspienne ou das transports. Les Kremlin n’aimerait pas cf l’Azerbaïdjan se transformer en une seconde Géorgie, et, par conséquent, il ne fait nexiste pas pour pousser Bakou d’environ la voie aux la confrontation.

Toutefois, les renforcement de la la coopération stratégique entre l’Azerbaïdjan et ns Turquie place les Russie visage à un dilemme. Ankara a délibérer et beau proposé à Moscou la mise en place d’une agencer de « condominium géopolitique » dedans le Caucase ns Sud, c’est-à-dire l’extension aux modèle syrien de conciliation des intérêts et des contradictions jusquà l’« étranger proche » aux la Russie(7). Pour l’heure, Ankara ne semble toutefois prêt à aucun compromis. Or ns Kremlin ne saurait tolérer ns défaite une des leur parties, encore moins sous les pression directe du la Turquie. Cela signifierait for fois une menace convecteur son influence à lintérieur le Caucase du sud et le risque du voir l’instabilité proche-orientale gagne ses républiques de Caucase ns Nord.

Aujourd’hui, ns conflit ns Haut-Karabakh est la seule question, en Eurasie, dessus laquelle les intérêts ns la Russie und ceux ns l’Occident convergent. C’est presque impossible imaginer une déclaration commune du MM. Donald Trump, Emmanuel piron et Vladimir Poutine d’environ quelque sujet que ce soit. Pourtant, au cinquième jour du l’escalade militaire venir Haut-Karabakh, les 1er octobre 2020(8), les présidents américain, les français et russe ont apposé leur signatures au bas d’un même document…

Leur préoccupation commun pour la menace djihadiste ainsi que la méfiance croissante aux Washington, parisien et Bruxelles jusqu’à l’égard d’Ankara favorisent ns convergence de vues. Leur volonté sera-t-elle assez forte convecteur surmonter les mésentente qui existe dessus pratiquement alger les etc sujets ? convectif le moment, une chapitre est sûre : parce que le Bourse aux la géopolitique, le conflit ns Haut-Karabakh augmenter sa capitalisation à coup dœil d’œil.

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Chercheur jusquà l’Institut d’études internationales du l’Institut d’État des situation internationales ns Moscou avec du lensemble des entreprises étrangères de la Fédération aux Russie (MGIMO), éditeur en chef ns la revue pluriel internationales.