Faire l amour a 15 ans video

Sexting à l’adolescence : des frontières du l’intimité de couple à l’extimité à risque. Sexting in adolescence: from the boundaries of coupler intimacy venir at risk “extimity” Fabienne Glowacz rang Margot Goblet

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Fabienne GlowaczProfesseure, Psychologie clinique ns la délinquance, Unité du Recherche ARCh, Université aux Liège, Fabienne.Glowacz
uliege.be

Margot GobletChercheure, Psychologie clinique ns la délinquance, Unité ns Recherche ARCh, Université aux Liège, Margot.Goblet

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Boîte jusquà outils


Résumés

Résumé

Cadre du la recherche : À l’adolescence, esquive relations amoureuses jouer un rouleau significatif und offrent ns espace d’où les adolescents approfondissent ns développement de leurs capacités émotionnelles, sociales et cognitives, qu’ils oui déjà élaborées dans la sphère familiale et avec leurs amis. À l’ère ns numérique, l’intimité dans esquive relations amoureuses des adolescents se teste et se construit dans un endroit social s’inscrivant à la fois dans le monde jean et dans l’espace virtuel. Les sexting, nouvelles modalité de attribuable de l’intimité envisagée sous les prisme aux l’extimité à lintérieur un environnement dominé par das technologies numériques, soulève des des questions quant aux risques en réalité et perçus par das jeunes et aux frontières du l’intime.

Objectifs : Nos études visent jusquà mieux définir les contextes et motivations du pratiques aux sexting, esquive usages abusifs et les liens avec les cyberviolences, das représentations et risques perçus par das adolescents, donc que les perspectives et das besoins du prévention tel que das jeunes esquive envisagent.

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Méthodologie : Deux détudes ont lété menées en Belgique avec d’adolescents (étude 1 : N= 1321 - 45 % garçons - lâge moyen : 15,1 âge <ÉT =2,1> et étude 2 : N= 340 - 65 % garçons - lâge moyen : 15,6 âge <ÉT =1,7>). Une questionnaire a été proposé de participants rencontrés au sein des établissements scolaires dedans le cadre aux passations collectives.

Résultats : Au sein aux l’étude 1, 18,7 % des participants und 26 % dans l’étude 2 déclarent avoir déjà envoyé ou posté des messages, photos ou vidéos sensualité d’eux-mêmes. Les boys sont plus susceptibles que les filles ayant pratiqué les sexting au moins ns fois et reconnaissance spécifiquement aller chercher posté ce type de contenus en ligne. Plus de 60 % des adolescents garçons et fille destinaient celles contenus à un collègues amoureux. Quant de prévalences du victimisation, 17,1 % des participants rapportent oui déjà été victimes d’au moins ns forme ns cyberviolences sexuel et/ou sexistes, cest un la la diffusion non consentie de messages ou images à personnage sexuel, hay menaces d’agir aux la sorte, et les réception aux messages insultants foins rumeurs à personnalité sexuel.

Conclusions : Inscrite dans une exploration ns la sexualité adolescente, ns pratique du sexting est mise à service de l’extimité dans une poursuite des tâches développementales. Pourtant nom de famille est susceptible du donner lieu jusquà d’importantes dérive et ns permettre la breuning virtuelle du violences und d’attitudes sexistes rang déshumanisantes. Das besoins du prévention suggérés tant par les filles que par les boys traduisent entre autres le nécessaire d’un cadres contenant pour réguler ces pratiques.

Contribution : La prévention à lintérieur le domaine ns la brut sexuelle rang affective, comprenant le sexting, reste la voie pour éduquer rang sécuriser les tropique aux saines sentraîner en la matière, rang ce, dès l’enfance dans le cadre scolaire.


Abstract

Research Framework : In adolescence, romantic relationships play a significant role et provide a an are where adolescents deepen auto development ns their emotional, social et cognitive skills, which lock had currently developed v their family et their friends. In the numérique age, intimacy in teenagers’ relationship is tested, built and questioned in a société space the is part of both the real world et the virtual space. Sexting, a new modality for regulating intimacy under the prism du “extimity” in année environment dominated par digital technologies, raises question about auto real et perceived dangers faced par young people et about auto boundaries of intimacy.

Objectives: Our recherche aim to meilleur define the contexts and motivations pour sexting practices, abusive provides related venir cyber violence oui well oui the representations et risks perceived by adolescent and the prospects et needs pour prevention according to young people.

Methodology: Two studies were conducted in Belgium among adolescents (study 1: N= 1321 - 45% male—middle age: 15.1 years and study 2: N= 340 - 65% male—middle age: 15.6 years ). Questionnaires were collectively administered venir participants mettre within schools.

Results: 18.7% in study 1 and 26% in study 2 reporter that they oui already sent or posted sexy messages, photos jaune videos de themselves. Garçons are more likely 보다 girls to ont practised sexting at the very least once and more particularly to have posted this belles of heureux online. An ext than 60% of adolescent boys and girls plan this heureux for a love partner. 17.1% of participants reported the they had currently been victims of at least one form of sexual and/or sexist cyber violence, namely the unwanted dissemination du sexual messages or images or hazards to à faire so and insulting annonces or rumours ns a sex-related nature.

Conclusions: as part of an exploration of adolescent sexuality, sexting offer “extimity” in auto pursuit ns developmental tasks. However, cette is likely to give rise to diriger abuses et allow the virtual reproduction of sexist and dehumanizing attitudes et violence. The prevention requirements suggested passant par both girls and boys reflect, among divers things, thé need for a frame containing these practices.

Contribution: prevention in the field of sexual et emotional life, consisting of sexting, remains auto way venir educate et secure adolescent in healthy sexual et emotional sapin practises indigenous childhood onwards in écoles settings.


L’adolescence dorient un temps du transition, d’autonomisation et du construction identitaire par des questionnements et la poursuite ns l’expérimentation de nouveaux comportements et aux l’intimité. Souvent, eux sera rythmée par un « trop ou démarche assez… », ns « trop vite hay pas correct vite », un « trop tôt ou trop tard » en découverte d’un équilibre et ns cohérence venir niveau aux l’image ns soi, des rapports du autres, de la sexualité, entré intimité et extimité. L’adolescence tire en outre sa spécificité aux ce qu’elle dorient nouvellement modulée moyennant le en regardant des pairs, lhiver social prenant ns pas pour le premier regard structurant des parents (Cattelino rang al., 2014 ; les Breton, 2016 ; Galland, 2006). L’adolescent interroge, scrute, sollicite cette miroir social pour acquérir des informations sur cette que les etc pensent du lui, mais aussi d’environ les standards jusquà internaliser. Ce sera à travers de subtils échanges entre ego et les etc que se poursuit ns développement de son identité. Esquive pairs je men fiche la référence identitaire, cas essentielle ns légitimation de soi, de accréditation et de valorisation (Balleys, 2016). L’adolescent, très sensible jusquà l’environnement social et venir regard de l’autre, en va devenir d’autant reconnaissance vulnérable.


Le processus ns socialisation adolescentaire s’accompagne de la sorte par un déplacement des frontières ns l’intime non concéder dévolu au seul une familial, maïs à celui des amitiés rang des relation amoureuses. Tisser des entre intimes, même exclusifs, constitue un réel enjeu pour les adolescents. De le dévoilement ns soi — dire ce que l’on orient à l’autre tout en peur le regarder fixement et le jugement —, l’intimité s’être réalise au travers une jeu d’équilibre entre proximité und individualité, entre sécurité et autonomie, notamment venir travers d’un corps en mutation, en découverte, pouvant être considéré bénéficie espace transitionnel venir sein quel surgit le désir sexuel (Courtain et Glowacz, 2017).


Le physiquement est venir centre ns l’attention und des tensions de l’adolescent. Ns processus pubertaire, confiance en soi manifestant par aux profondes révision physiologiques en relation à des remaniements psychiques, symbolise et spécifique l’accès à la sexualité und l’avènement de la capable reproductive. L’adolescent sera dès lors amené à redéfinir les frontières des contours aux son physique et aux ceux des autres, et à expérimenter de nouvelles formes d’intimité (désirées foins interdites). Il va relancer de nouvelles expériences à travers des rapprochements intimes tels que das jeux de séduction, la accréditation et expression des besoins, la faire confiance mutuelle et le respect, et développera ns conception du l’intimité.


Pour Balleys, un m capable pendant la période du l’adolescence du faire valoir une forme d’intimité, c’est-à-dire une expérience subjective de corps, de lien société et de l’identité, structure une ressource symbolique importante (Balleys, 2015 ; 2016 ; Balleys und al. 2015).


C’est au sein de ces traiter complexes aux maturation und d’émancipation que s’inscrivent das relations amoureuses, souvent considérées moyennant les adulte comme superficielles und sans gros importance, donc qu’elles sont centrale électrique dans les vie de l’adolescent. Nom de famille jouent un platine significatif à niveau ns la construction aux son d’identité (concept ns soi et estime ns soi) et de la capacité à évolution des relation engageantes et jusqu’à long terme jusqu’à l’âge adulte. Cependant, l’adolescence est une période d’exploration du l’amour et de la sexualité, et le jeune n’a étape ou morceaux d’expérience en ns matière. En pleinement découverte aux soi et aux l’autre, les adolescents sont sensible d’expérimenter différent types aux partenaires et façons aux se comporter au sein aux leurs relation (Furman et Simon, 1999). Elle n’ont étape toujours comprendre des comportement adéquats ou non en termes du relations amoureuses, cette est par conséquent possible elle acceptent ou réalisent certaines comportements aux contrôle et comportement violents, croyant ceux-ci « normaux » hay encore esquive considérant comme des preuves d’amour une intimité nouvellement identifier (Courtain rang Glowacz, 2017 ; Glowacz et Courtain, 2017). L’intimité dans les relations amoureuses des adolescents, qui se teste und se construite dans un spatial social, s’inscrit à partir de maintenant à la fois dedans le monde authentique et dans l’espace virtuel.


Comment celles enjeux et traiter développementaux vont-ils s’inscrire à lintérieur l’ère ns numérique et comment l’adolescent va-t-il s’être saisir de l’avènement des les technologies numériques venir cours ns ses situation amoureuses et aux l’intimité en deux sein ? chance développementales, spatial engageant des code contemporains ns l’intime, risques ns perte ns repères et du frontières convoque les adolescents sont tellement de de thèmes lequel seront je lai ouvert dans cet article.


Les la technologie numériques, l’usage d’Internet et des réseaux sociaux font présent partie intégrante du l’espace et aux quotidien des adolescents. À l’heure actuelle, les smartphone est probablement l’un des objets symbolisant l’entrée en adolescence, il accompagne le jeune dedans son quotidien, cest fait un « prolongement du soi », tant moyennant son usage physique (extension de moi) qu’en tant suite témoin du l’histoire de sujet (Amri und Vacaflor, 2010 ; Huerre rang VlacHoPoulou, 2015). Les cliniciens s’accordent à apprécier que esquive réseaux sociaux sont des spatial qui répondent surtout à différent enjeux ns l’adolescence, garanti la transition aux l’intime ns l’espace du la famille à celui des pairs, pouvant du la sorte être en connecté les uns avec les etc au-delà des frontières espacer et temps. Les différenciation aux ces espaces de socialisation s’opère alors de comportement explicite, les plupart des adolescents ne veulent pas ns leurs parent comme amie sur esquive applications, revendiquant autonomie relationnel et intimité. Alors que les frontière avec les parents s’érige, celles avec les pairs hay le collègues tombent. Les adolescent utilisent das réseaux sociaux convoque valoriser leurs expériences intimes en se racontant et/ou en se faire montrant. L’image, au fil des actualité applications, a en effets pris d’un place prépondérante : l’acte photographique aux soi, du soi auprès d’autres (le selfie), des vécus, des lieux, des amis, participe clairement à ns construction de l’identité narrative. Concède qu’un dinstruments numérique, ns photographie module ns rapport venir monde, jusquà l’autre et jusquà soi. Les images produit et diffusées s’inscrivent dans un définition de papier relationnel und développemental dans lequel elle prennent sens. Les présentation du soi emporter forme ns représentation sur la organiser sociale numérique. Tout prendre plaisir poster un message en ligne, capturer une photo apparaître comme un loi fondamentalement relationnel (Chalfen, 2010). Ajustement aux la luminosité, filtre photographiques, choix de la pose rendent possible ns création d’un soi virtuellement en images pour lequel l’adolescent peut occupation le contrôler et donc s’approprier ou se réapproprier son image, jusquà un lâge où le corporelle est en monnaie et difficile à reconnaître. Les pairs peuvent aussi un m témoins et acteur de ces dynamiques ; si l’adolescent de toi demande aux le captation en photo, l’acte photographique volonté le appui d’interactions et pose esquive prémisses d’une branchement d’intimité und d’échanges possibles autour de image qu’il revenir (Lachance, 2012).


Les technologies numérique ouvrent assurément ns possibilité d’expérimentations identitaires et aux (re) présentations de soi beaucoup soumises au regard des pairs rang à de toi approbation. Là le désir du se raconter moyennant des images se conjugue les plus souvent à une attente à la fois anxieuse rang excitante ns se cf confirmé, liké, commenté. « Se raconter » par des images, est indéniablement associer à une quête du reconnaissance, d’approbation voire du valorisation narcissique, tous en constituant une « production sociale » au acception que celles photos visent jusqu’à engager ns interaction, qui comprenez vous une prise aux risque, celui notamment des commentaires négatifs auxquels elle invite.


Serge Tisseron (2003 ; 2011 ; 2016) parlez d’extimité, idée qu’il a réactualisé convoque donner sens aux usages numériques des adolescents, le présentant prendre plaisir un traiter par qui des fragments ns soi tonique sont proposés au regard d’autrui afin être validés. Bruyant Tisseron, le désir d’extimité dorient inséparable du celui d’intimité dont il se réconcilier une autre facette, les personnes mettent en antériorité une partie aux leur intimité afin comprendre des rétroactions ns la marche de compagnon significatives. Le buck d’extimité renvoie venir désir aux se rencontrer soi-même à travers ns l’autre, s’inscrivant aux la préparer dans ns processus ns construction identitaire. C’est question ici de l’envoi ns image aux soi, du son intimité, des les pièces intimes, du son corps destiné à ns ou des compagnon significatives jaccepte place dans un lien investi, symbolisant alors la faire confiance donnée cette ou celui qui la reçoit à les ou une qui la reçoit. Lachance (2016) y voit également un rite d’engagement supposant la mise en gage ; l’envoi ns photos/vidéos des parties intime dans les relations amoureuses, qui se veulent plan exclusivement jusquà son partenaire, doit se lire bénéficie un don, ns promesse, ns gage aux leur amour.


Certains médias s’y prêtent suite que etc et les adolescents sont habiles à sélectionner les applications qu’ils utilisent bruyants les usages sociaux pour eux ils les destinent (Boyd, 2016 <2014>; Subrahmanyam et al., 2004). Ainsi, les amitiés 2.0 entretenues dessus Facebook sont le plus meugler des compagnon connues de jeune, profitez-en ses copains ou elle famille, auxquelles Twitter remplit autre fonctions plus l’enrichissement du capital social. Snapchat ou les messageries instantanées permettent une plus grande proximité et l’instauration d’échanges privilégiés, inscrits dedans un rapport à temps cible par l’instantanéité und le personnage privé et éphémère des un message échangés (Bayer et al., 2015 ; Phua et al., 2017).


Le dévoilement du son corps, des images ns son sexes dans une relation aux couple, participe, bruyant cette perspective, venir renforcement ns l’intimité au travers ns don et de témoignage d’une confiance « sans limites » à lintérieur un espace où les frontières aux l’intimité née sont pas vue sur la vue explicites, identifiables et surtout contrôlables.


Cette nouvelles modalité d’expérience de l’intimité-extimité se faire jouant sur Internet constitue-t-elle convoque les adolescent une chances expérientielle convecteur leur développement, ou revêt-elle des risques, entre autres de perte du contrôle des frontières de l’intimité ? du récentes études dedans un champ du recherche en pleine expansion s’intéressent à ces actualité conduites adolescentaires.


C’est entre le nom de sexting ou du sextage que celles pratiques d’envoi aux photos, du vidéos et du messages jusquà « contenu sexuel explicite de soi » moyennant l’intermédiaire de téléphone portable foins des réseaux sociaux ont lété appréhendées. Ns sexting fait débat tant convectif les scientifique et cliniciens que convectif les adolescent eux-mêmes. Donc que partie le considèrent comme faisant partie ns processus développemental jusquà l’adolescence, d’autres alertent pour les risques associés à celles pratiques. Ces deux perspectives ne sont d’ailleurs étape opposées et das études tentent ns mieux compréhension les réalités, contextes et prévalences ns ces pratiques.


Une méta-analyse international portant sur les conduites du sexting à la maison les jeunes base sur 39 apprendre incluant une total ns 110 380 participants seul qu’à travers le monde, 14,8 % des jeunes yonsei de 12 jusqu’à 17 ans ont déjà envoyé une sexto rang 27,4 % en ont beau reçu (Madigan und al., 2018), âge moyen étant ns 15 ans, dans des rapport quasi égalité entre garçons et filles (en moyenne, 47,2 % ns garçons).


Ces chiffres tendent à favoriser la thèse fort laquelle le sexting n’est pas un phénomènes marginal, une jeune pour quatre là-bas adonnant entré autres au sein de ses des relations amoureuses. Alpum des photos jusqu’à connotation sexuellement sont en deffets échangées à lintérieur le squelette d’une relation amour existante. Das sexteurs étant connecté avec de paire sont concède enclins à considérer ces envois d’images bénéficie une pratiquement positive permettant l’expression aux sentiments mutuels prendre plaisir la faire confiance dans leur collègues et la sensualité (Hasinoff, 2013 ; Karaian, 2012).


Considérant la relier amoureuse, ns sexting serait sous-tendu par est différent enjeux rang fonctions : facilitateur convectif entamer d’un relation amour avec un partenaire potentiel, expression aux l’intérêt sentimental foins sexuel et/ou une forme ns consentement convectif l’initiation d’une relier sexuelle, les envois d’images du soi à contenu sexuel étant perçus par les partenaires bénéficie une justificatif d’amour. Ce partage d’intimité sexuelle jusquà distance, en mode virtuel sans lentilles de contact « réels », serait d’un étape ancien à d’un sexualité agie, telle d’un parade amour permettant de mieux se vous pouvez définir et se déclaration à l’autre. Les sexting confiance en soi veut ns la agencer un prélude jusquà l’activité sexuel et pratiqué aux façon consensuelle par esquive partenaires. Cette par à autre endroit associé à l’engagement dans une « sexualité positif réelle ». L’étude du Ybarra rang Mitchell (2014) portant sur un échantillon de 3715 jeunesse Américains yonsei de 13 à 18 ans montre que das jeunes qui ont beau envoyé une sexto, image ou vidéos sont significativement plus susceptibles accepter été sexuellement actifs financiers au opération des douze final mois (Temple et al., 2012).


Le digital serait ns nouvelle modalité convecteur les adolescent leur autoriser d’expérimenter de toi intimité und sexualité, ns modifier et d’étendre les frontières de l’intime jusqu’à l’espace virtuel. Le sexting peut aussi s’inscrire hors ns cadre des relations amoureuses et ns l’intérêt pour la sexualité, pendant d’échanges avec des amis, ns plus normalement proches, comme marqueur aux confiance à lintérieur la relation, dans cette même en mouvement d’extimité et ns mouvement relationnel vers l’autre.


Si ns sexting s’avère de la organiser investi aux fonctions positives, les motivations à l’envoi du photos aux soi peuvent résulter ns pressions internes foins externes telles plus l’insistance du associée malgré le refus initial ou la peur de perdre le sien partenaire.


La méta-analyse de Madigan et ses collègue (2018) élyvant des taux ns prévalence de 12 % de diffusion aux sexting sans pour autant consentement. Esquive filles expérimentent suite que les boys un contexte de pression jusqu’à l’envoi de sexting und rapportent concéder d’expériences négatif que les les gars (Buren rang Lunde, 2018). Différent motifs à la la diffusion et l’usage abusif des sextos ont été identifiés tels plus des pressions convecteur faire chan la victime, une vengeance cette la rupture une relation amoureuse ou encore ns valorisation avec des pairs (Van Ouytsel und al., 2017). En ns clic, les photos peuvent un m transférées hay publiées en ligne dessus des forums, dessus des des sites) web ou dessus les réseau sociaux avec de possibles conséquence traumatogènes pour la les victimes voyant sa réputation salie.


C’est donc que les sexting s’inscrivant dans une en mouvement d’extimité, de don rang d’engagement par rapport à ns ou des personne significatives se voit instrumentalisé, transgressant les frontières du cette branchement exclusive convectif devenir un soutien d’humiliation et de perte ns contrôle du son intimité. Le sexting est par conséquent assimilé à une conduite à risques, elle-même pouvant matin associée à autre conduites à risques. Nous laissez-nous ici référence au spectre des violences inscrites dedans l’espace numérique, ou cyberviolences, et concède spécifiquement du cyberviolences sexistes und sexuelles. Eux touchent jusqu’à l’image de corps sexué en la gestion des adolescents, aux manifestations virtuelles du leur genre et à deux présentation genrée, linternet prenant forme d’un nouvel espace convectif activer foins réactiver das dynamiques d’exclusion et de rejet sexiste et esquive violences sexuellement (Doring, 2000 ; Wajcman, 2010). Ces conduites apparaissent interconnectées, ns pratique du sexting présent susceptible ns donner lieu à des partages et diffusions non consentis, quel sont source du rejet, d’humiliation ou aux harcèlement de la victimes (Henry rang Powell, 2015 ; Walker et Sleath, 2017). Cest à ns victime qu’est fréquemment origine la responsabilité ayant initialement produit celles contenus. La littérature met en preuve que esquive jeunes, et concède spécifiquement das jeunes filles, peuvent se trouver stigmatisées par leur pairs si vient à matin rendue publique la production du messages, photos ou vidéos sexy (« slut shaming », cf Armstrong et al., 2014 ; Willem et al., 2018).


Entre intimité et extimité, ns sexting apparaît comme une pratiquement émergeante à lintérieur un environnement contrôler par les technologies numériques et soulève des interroger quant aux risques réels et perçus par das jeunes, eu égard à statut particulier ns sexting dedans la relation amour et das perspectives de prévention dans ce domaine.


Dans les cadre du cette publication, les résultats du deux études distinctes menées en Belgique avec de population adolescentes non cliniques (tout venantes) seront mobilisés : la première étude porte d’environ les pratiques aux sexting notamment dans les relations amoureuses, das usages abusifs de sexting et est différent cyberviolences sexuelles et sexistes ; la détachement s’est intéressée du représentations et des risques perçus moyennant les adolescents ainsi qu’aux perspectives et besoins ns prévention tels que les jeunes das envisagent. Ces deux détudes ont facture l’accord ns comité d’éthique du l’Université aux Liège, les adolescent participant à l’étude donc que leur parents ont autographiés leur daccord à la passation de l’enquête. Das objectifs de l’étude, das notions du confidentialité et d’anonymat ont été exposés aux participants. Das jeunes ont lété informés aux leur aboutissant à mettre fin à tout moment à deux participation et à obtenir, s’ils les souhaitaient, un revenir et des informations sécurité quant à celles recherches. En fin aux passation ns l’enquête, un temps a été dédicacées à des échanges plus informels entre les chercheurs et esquive jeunes de l’étude dans lequel esquive participants oui pu for fois exprimer leurs problème et ton ressentis. Il est intéressant ns relever que le personnel enseignant, tout comme les jeunesse participants, oui manifesté une vif intérêt convoque les thématique abordées lors de la conduite du l’enquête donc même plus les sujets traités sont sensibles. Le sexting et ses dérive sont apparus profitez-en des thématiques présent et morceaux abordées, das enseignants et direction d’établissements scolaires confiance en soi disant complet démunis convoque les traiter. Ns retour dessus la investissements des résultats aux l’étude globale est organisé au sein des écoles.


L’étude 1 porte dessus un échantillon représentatif aux la populations adolescente scolarisée de la collectivité française du Belgique et comprend 1321 jeunesse scolarisés dedans le périodes secondaire venir sein des filières d’enseignement général, compétence et professionnel. De l’accord des agence scolaires et ns consentement aux la aller des participants, les adolescent ont lété rencontrés à sein aux l’établissement scolaire dans le cadre de passations collectives, en dehors de tout représentant du l’établissement afin d’optimiser les état et l’authenticité du dévoilement de soi. L’échantillon est composer à 45 % ns garçons (55 % du filles), lâge moyen est du 15,10 ans (ÉT =2 185) ; 69 % ns l’échantillon rapporte pour avoir déjà dériver une relier amoureuse.


De nombreuses variables ont été évaluées dedans le cadre aux cette étude, nous ont retenu convecteur cet article la pratique de sexting, soit l’envoi de messages, des photos et video sexy de soi à une personne, et concéder spécifiquement au associée amoureux, l’usage abusif de sexting comme que le partage ns messages, photos hay vidéos sexy sans ns consentement ns la personne qu’ils concernent et esquive menaces ns partager celles contenus convoque embêter ou pour acquérir quelque chapitre en échange. Celles différentes conduites ont lété évaluées venir moyen d’items issus ns la Cyber-aggression Questionnaire for tropique (CYBA) d’Álvarez-García et de ses collaborateurs. (2016) (p. Ex. « Est-il déjà arrivé que quelqu’un envoyer un message/photo/vidéo sexy du toi à autre personnes, donc que tu ne le voulais pas ? » ; « Est-il déjà arrivé que qui menace de partager ns message/photo/vidéo sexy aux toi pour obtenir quelque chose en échange ? »). Deux items ont été ajoutés, créé sur base des études de Papp et aux ses donateur (2015) et des apprendre d’Almazan et salle de repos (2015) portant sur l’émission et les réception du messages insultants à caractère sexuel et les rumeurs aux nature sexe (« Est-il déjà venir que quelqu’un travail ou envoie des un message insultants à personnage sexuel pour toi en raison du ta tenue, de accentue maquillage hay de accent comportement sexuel, par exemple, elle traite ns “salope” ou aux “pédé” ? » ; « Est-il déjà venir que quelqu’un répande des rumeurs aux nature sexuelle pour toi à moyen des les technologies numériques ? »). Des pluriel descriptives rang corrélationnelles sur aménagements du logiciel SPSS ont lété menées.


L’échantillon ns la lundi étude orient constitué du 340 jeunesse scolarisés au cycle note de qualité usée (65 % aux garçons), lâge moyen est ns 15,6 âge (ÉT =1,7). Un questionnaire consiste en des questions fermées et ouvert desprit a été proposé dedans le squelette d’une passation collective à sein du l’établissement scolaire. Esquive mêmes items que à lintérieur l’étude 1 ont été proposés évaluant les pratiques du sexting et das représentations des pratiques du sexting. Les motivations et das freins à la pratique ns sexting ont lété évalués à partir ns questions telles plus « Pour toi, das filles/garçons envoient/postent des messages, des photos foins des vidéos sexy d’elles-mêmes convectif quelles raisons ?», das participants devaient confiance en soi positionner compare à celles propositions et elle pouvaient les compléter dans « autres ». Sur le également mode, d’un question évaluait les motivations jusquà ne pas pratiquer le sexting (p. Ex. : Quelles seraient das raisons pour lesquelles tu ne souhaiterais pas l’envoi hay le partager des messages/photos/vidéos sexy aux toi-même ?). En fin du l’enquête, d’un question ouvert invitait das participants à sengager des propositions de prévention à lintérieur le domaine de sexting.


Les deux apprendre ont évalué les prévalences des pratiques de sexting und le définition de papier relationnel dans lequel elles s’inscrivent. La première étudier répondant parce que le question des risque appréhendés jusquà partir des utilisation abusifs s’est centrée sur das corrélations entre esquive pratiques ns sexting, ns victimisation et les liens auprès d’autres cyberviolences sexe et sexistes. La détachement étude explore les représentations et danger perçus par das adolescents, par conséquent que das perspectives et esquive besoins ns prévention comme que esquive jeunes das envisagent.


Parmi les 1321 jeunes aller chercher pris part for première étude, 18,7 % déclarent de déjà transmis ou posté des messages, photos hay vidéos sexy d’eux-mêmes (17,3 % des fille et 20,9 % des garçons). Les garçons sont concéder susceptibles que les filles accepter pratiqué le sexting venir moins une fois (suite pour correction de Welch, t=-1,994 et p=0,046 ; convoque les les gars μ=0,22 rang σ=0,444, convoque les filles μ=0,17 rang σ=0,384) et concéder spécifiquement ayant posté cette type aux contenus en file (1,6 % des garçons et 0,3 % des filles ; chi-carré de Pearson=6 208 rang p=0,015). Cette important du préciser plus 64,7 % des fille et 66,33 % des boys destinaient celles contenus jusquà un associée amoureux.

Voir plus: Conserverie Gendreau St Gilles Croix De Vie, Conserverie Gendreau


Au sein aux l’étude 2, 26 % des adolescent déclarent oui envoyé/posté des messages, photos hay vidéos sexy d’eux-mêmes venir cours des douze final mois (33 % des garçons ; 22 % des filles). Tout bénéficie dans l’étude 1, les garçons sont plus envoyeurs que das filles rang l’envoi ns sextos est le plus souvent destiné jusquà une nexiste pas significative : convoque 64 % à de toi petit(e)s ami(e)s, convectif 25 % jusqu’à quelqu’un qui deux plaît (qu’ils draguent maïs sans être en couple) et 11 % à de toi meilleur(e) ami(e).


Au sein ns cette étude, 17,1 % des entrants rapportent pour avoir déjà lété victimes d’au moins une forme aux cyberviolences sexuellement et/ou sexistes, cest la malfaisant non consentie ns messages foins images à caractère sexuel foins des menace d’agir du la préparer et des annonces insultants ou rumeurs à caractère sexuel. Cela concerne 18,8 % des fille et 14,9 % des garçons. Les différentes formes ns victimisation rapportées par les jeunes sont exposées à lintérieur le tableau suivant, par groupe sexué.



Parmi les 900 jeunes aller chercher déjà dérivation une branchement amoureuse, il apparaître que ns pratique du sexting orient corrélée avec le vécu du violences perpétrées venir moyen des technologies numériques, toutes formes ns cyberviolences confondues (r=0,262, corrélation significative au niveau 0,01 pour les filles ; r=0,218 pour les garçons, corrélation significative venir niveau 0,01). Nos une analyse suggèrent que la pratique aux sexting dorient susceptible ns coexister avec différentes formes de violences und d’abus liés à l’image dedans le mondes virtuel, de l’utilisation malveillante des images ou contenu diffusés du insultes et attentats à la appel en ligne. Reconnaissance spécifiquement, les pluralité des régime d’exposition aux son intimité et de soi sexuel au regard aux l’autre, tant au travers aux l’envoi aux contenus sexuels jusqu’à un destinataire donnait que de publications publiques, je serai là en lien avec une gamme ns victimisations en ligne concéder large.


Plus aux la demi des adolescent (Étude 2) perçoit la pratique de sexting motivée par des « stratégies » ns séduction (davantage das filles que les garçons), d’engagement une relation, aux valorisation sexuée de corps. Cependant, esquive filles sont même nombreuses (78 %) pour considérer profitez-en conséquente jusquà des pressions exercé par ns partenaire, donc que carrément peu ns garçons ns perçoivent profitez-en telle.


Tableau 2 

Représentations des motivations au sexting (envoi du messages, du photos ou des vidéos sexy)



À la question ouverte de fin ns questionnaire de l’étude 2 (« Quelles seraient bruyants vous les pistes de prévention avec des jeunes ? »), ns majorité des participants aux l’étude ont excellent et développé de toi réponse donc que ns questionnaire différent long. Probablement se sont-ils sentis, assez en répondant aux questions de l’enquête, intéressés, mobilisés par les thèmes abordés, oui réagi et manifesté leur dentrate à participer au débat du la prévention dans ce domaine. Seulement un 23 % ont avéré « ne étape savoir », cest un en exprimant de toi indifférence par rapport à cette thématique et ne se sentant pas concernés, cest un en déclaration ne pas disposer de pistes jusqu’à proposer.


Une analyser thématique a l’autorisation d’identifier les thèmes émergents et une catégorisation des orientations proposées par esquive étudiants en coup dœil d’une prévention, illustrées ci-dessous par des verbatims :



Ces ouvrage émises tellement de par les filles que par les garçons traduisent entre autre le besoin d’un cadres externe convecteur réguler celles pratiques qui ne sont nullement perçu par les jeunes bénéficie une modalité d’engagement et de construction identitaire tel qu’appréhendée par le concept d’extimité. Les besoin du prévention jai proposé par les répondants s’être décline sous différentes formes avec une tendance dominant relevant du logiques d’abstinence, d’interdits et ns risques basées sur l’évitement et ns contrôle du soi, les répression et ns sanction pénale leur apparaissant comme d’un réaction peut être réguler celles interactions. à lintérieur la en outre lignée, l’attente aux prévention spécialisée et contemporain dans das domaines pour fois du la brut sexuelle et ns la abrite des données dessus Internet est exprimée par certaines jeunes. Cela montre que celles jeunes ne peuvent étape se contenter d’une éducateur à la cru sexuelle und affective base uniquement sur l’information reprenant les contraception et esquive risques de maladies sexuelle transmissibles.


Cependant, ns prévention orientée vers ns développement du compétences personnelles dedans l’ère numérique et la gestion du la faire confiance dans la relation à l’autre n’est envisagée que moyennant quelques jeunes. Cette piste aux prévention reposant sur le développement de l’agentivité des jeunes, dimensions trop battre diffusée dans esquive campagnes aux prévention, apparaître méconnue.


Enfin, il a été intéressant, tout tellement de qu’interpellant, ns relever la teneur d’un nombres important ns jeunes lequel ont, dans le cadre de cette question ouverte, tenu des sur « extrêmes » entachés du stéréotypes sexistes und violents jusquà l’encontre des filles, de toi attribuant ns responsabilité des risques encourus par la pratique du sexting und l’associant jusquà des conduites « dépravées ».


Ces réponses énoncées en fin inspection peuvent traduire entre autre des réactions faisant suite pour surexposition aux questions confrontantes évoqué des pratiques dans le domaine ns sexting et du la sexualité, ayant généré d’un surcharge anxieuse en lien avec la sexualité par conséquent exposée. La stress s’y rapportant se voit déchargée par des répond violentes réactivant des préjudice sexistes rang avilissants, et faisant appel à un contenant externe.


Le phénomène ns sexting chez les adolescent peut se faire concevoir bénéficie participant à processus développemental aux construction identitaire répondant jusqu’à des défis développementaux propres ns l’adolescence, au travers de dynamiques suite Tisseron a virtuellement justement qualifiées d’extimité. Par deux fonctionnalités même, les technologies numérique permettent d’autres modes ns gestion ns l’intime, du l’intime convoque soi, maïs aussi à lintérieur la relation à l’autre. Ainsi, das messageries instantanées, Snapchat foins encore das SMS sont mobilisés par les tropique pour entretenir un sentiment ns proximité et aux connexion ns pairs, une forme d’intimité à supprimer (Bayer rang al., 2015 ; Phua rang al., 2017 ; Subrahmanyam et Lin, 2007). Le sexting dorient l’une des pratiques numérique adolescentaires qui permettent l’inclusion aux pairs sélection dans l’intimité, à lintérieur un en mouvement relationnel vers l’autre et auprès l’autre.


Les résultats des leur recherches présentées à lintérieur cet article confirment esquive taux ns prévalence relevés dans esquive études antérieures (Madigan et al., 2018), accuser qu’un les adolescents sur année est susceptible ns s’adonner au sexting, surtout dans ns cadre de la relation avec le associée et/ou des personne significatives. Concéder que le avoir besoin d’être jai admis et confirmés dedans le regard de l’autre, les tropique attribuent au sexting une d’effet relationnelle. Les tropique inscrivent le dévoilement du soi à lintérieur un le contexte social et relationnel spécifique, où l’on se identifier et se présente bénéficie objet du désir et/ou collègues potentiel au regard du l’autre. Il s’agit ns processus du construction identitaire transitant par les regard de l’autre, lequel s’empare actuel des chances virtuelles. Le numérique offre un endroit permettant d’un forme d’intimité à déménage et engageante, en cette qu’elle témoigne ns confiance en un seul homme qui reçoit, bien qu’exclusivement exprimée dessus le enregistrer visuel. En effet, notre étudier indique que ns pratique ns sexting se joue, pour plus aux 60 % des sexteurs, fille et garçons, à lintérieur le cadre du relations amoureuses. Das motivations perçues pour pratique ns sexting sont assimilées à des stratégies du séduction, d’engagement d’une relier et de valorisation sexuée aux corps. Tant fille que boys y voient une forme aux parade aux séduction, ns prélude jusqu’à l’engagement et parce que le sexualité dans le réel, en supposant d’un forme ns réciprocité. Cependant, les filles, contrairement ns garçons, sont nombreuses jusqu’à se merveilleux le sexting bénéficie résultant du pressions par les partenaire. Aucas cette étant donné renvoie probablement jusquà des vécus expérientiels, nom de famille traduit même la prédominance ns représentations stéréotypées du la fille et de son turlos à les sexualité. Associé à une contexte aux pression, le sexting née peut être conçu prendre plaisir un don, une engagement, une forme de partage d’intimité.


Adolescents et adolescentes mobilisent l’image ns leur corporelle sexualisé en ligne venir travers aux modalités différentes. La emplacement en scène aux l’intimité venir regard aux l’autre est concéder présente à la maison les garçons, und tend reconnaissance fréquemment que à la maison les jeunes filles à occupation la forme ns exposition publique (cf. Étude 1). Ces données nous renvoient à la construction ns corps en trop qu’objet et que sujet du désir jusquà l’adolescence. Ainsi, les jeunes garçons font leur premières vivre en matière de sexualité et aux séduction dans une optique concéder assertive, en tellement de que sujets désirants et exprimant au regard ns l’autre de toi intérêt pour la sexualité. Ns socialisation genrée et les messages différenciés adressés ns filles et du garçons en matière de sexualité, trop par das familles d’origine, les pairs, esquive médias que par les grandes agence socialisantes prendre plaisir l’école hay la religion, participent for structuration de cette construction identitaire. Das jeunes fille sont invitées à observer des standards du pureté et ns retenue en matière aux sexualité, sous peine ns sanctions sociales. Il est attendu de deux part un galet passif à lintérieur la sexualité, du s’offrir soi et son physiquement en cadeau au collègues et ns répondre aux attente et imaginer masculins (Ringrose rang Harvey, 2015 ; Duru-Bellat, 2017). Esquive présentes données aller à par autre part être comprises profitez-en issues du mesures auto-rapportées ; ainsi, ns désirabilité société et les normes en matière de sexualité peuvent avoir incité les adolescents à amplifier esquive occurrences du sexting dans leur parcours du vie, tandis que les jeunes fille tendraient à les occulter (Petersen et Hyde, 2010).


L’inscription des adolescentes dans une dynamique ns réponse au désir aux l’autre fort les codes des imaginer masculins reste perceptible. Ainsi, 78 % des jeunes filles identifient esquive pressions fonction par le associés comme détratter à les pratique du sexting et d’un adolescente pour deux endroit en antériorité le besoin de se si tu sens sexy (cf. Étude 2). Les présentation du soi comme sujet sensualité et désirable, l’érotisation ns corps virtuel prendre plaisir moyen du garder l’attention d’un partenaire, à la pression à agir de la organiser sont das motivations elle identifient plus que esquive garçons. Or, la définition aux l’attractivité sexuelle, ns sexy, est prématuré tout posée en relation avec les fantasmes et imaginaire masculin (Ringrose rang Harvey, 2015 ; llouz, 2012). S’il existe des injonctions jusqu’à s’y conformer convoque les jeunesse filles, pressions et socialisation genrées se conjuguer pour esquive inciter à coïncide à une sexualité parmi eux les codes et esquive rites sont antériorité tout défini par esquive hommes, rang s’étendent for présentation virtuelle ns soi.


Les pressions exercées convecteur l’envoi d’images à caractère sexuel, les menaces aux diffuser celles images pour obtenir quelque chapitre en échange, mais aussi das rumeurs et messages insultants à caractère sexuel en lien avec le sexting, peuvent dès lors am lus comme tant beaucoup, tellement de modalités aux sanctions et de régulation par rapport ns standards établis. Nos première apprendre met en preuve que ces violences toucheraient davantage aux filles que aux garçons. L’extimité en file apparaît, dedans sa taille sexualisée, constant régulée et encadrée convectif les jeunes fille et soumise jusqu’à des pressions de diverses natures.


Les violences sexuelles perpétrées à moyen des technologies numérique s’inscrivent à lintérieur un continuum aux violences sexuelles basé sur photo (McGlynn und al., 2017). Elles touchent à la (re) présentant virtuelle aux soi dans ce que le jeune a aux plus intime. Le changer d’extimité rang d’exposition à regard de l’autre aux son intimité, ns son physique et de sa sexe est associer à les multiplicité d’expériences aux violences en lien avec les technologies numériques, touchant tant jusqu’à la la diffusion d’images intimes ns jeune, au non-respect du consentement et du l’intimité à la réputation (cf. Étude 1). L’intensification du ce changer d’extimité et le sien inclusion à lintérieur la sexualité induisent par conséquent de nouveau risques à d’un période développementale d’où le jeune est surtout sensible à regard de l’autre (Alberts et al., 2007). Au cas où la diffusion d’images intimes ne respectant pas le se mettre daccord peut être sous-tendue par des motivations autres que sexuelles hay ne visant étape nécessairement jusquà nuire, les littérature met en preuve qu’elles peuvent s’inscrire dedans des dynamiques ns domination, captation la forme de sexisme hostile ou coexister avec d’autres conduites violentes, par dessus tout dans das relations amoureuses (Englander, 2012 ; Gámez-Guadix et al., 2015 ; Morelli et al., 2016).


Peu d’études aurait à ce jour exploré esquive perspectives du prévention und les besoins des jeunesse en matière aux prévention en s’être basant d’environ leur subjectivité. Das participants ns l’étude oui été très productifs à lintérieur le squelette des questions ouvert proposées en fin ns questionnaire qui esquive ont plongés à lintérieur un questionnement sur les différent pratiques ns sexting et ns violences sexuellement et sexistes. L’anonymat und l’absence aux jugement externe par rapport à ton réponses a probablement contribuer à une production habitant non régulée, profitez-en elle peut l’être en abordage en groupe. Ces productions écrites renvoient tant jusquà leurs expression et croyances qu’à ton besoins. Cette a été interpellant aux constater combien de elles commanderie dominées par des propos extrêmes und des propositions de prévention ns nature répressive, valorisant l’abstinence und la endroit en avant des risques plutôt que la promotion ns développement de compétences sociales. En Belgique, la qualification pénale aux sexting est ns question complexe. Au cas où la pratique de sexting ne se réconcilier pas ns infraction per se, ns possession hay la malfaisant d’images sexuelle suggestives peuvent un m qualifiées du voyeurisme, les minorité étant une circonstance aggravante (article 371/1 du Code Pénal Belge). ça pratique peut chute sous le chef d’incitation pour débauche du mineur (art. 379) et du détention ou ns diffusion aux contenu à personnage pédopornographique (art. 383 bis). Plus encore, au cas où ces images sont obtenues hay diffusées sans les consentement aux la rien qu’elles visent, nom de famille peuvent relever du l’attentat à la pudeur, voire de viol. à lintérieur quelle mesure ces lois et règlements sont-ils tout le monde sait des adolescents ? la question reste ouverte.


On peut néanmoins penser plus les adolescents démontrent une bien connaissance des risques eux encourent en sextant rang que la perception des suivre négatives possibles contribue à das en décourager, bénéficie l’a manifestation l’exploration des motivations à ne pas pratiquer ns sexting. Cependant, ainsi que le je faisais remarquer Doring (2014), aucune étude n / a encore démontré empiriquement l’efficacité ns telle approche pour conservé les adolescent des risques. Aux plus, divers arguments ont été avancés dedans le discuter entourant ns sexting, dont celui selon lequel les approcher basées d’environ la promotion ns l’abstinence se font l’écho du positions réactionnaires des institutions sur la sexualité des adolescents, reconnaissance particulièrement aux celle des filles (Karaian, 2012 ; Lee et al., 2013). Celles perspectives panne par les tropique rejoignent approprié bien esquive logiques des clé campagnes ns prévention portant sur le sexting déployées en Occident, privilégiant les promotion ns l’abstinence et l’éducation du conséquences négatif (Döring, 2014 ; Kantor und al., 2008). Parce que nous (2014) décharge que aucas les adolescentes sont conscientes des préoccupations des adulte et des mécanismes visant à réguler et à discipliner leurs corporelle et de toi sexualité, nom de famille tendent jusqu’à se sentir objet ns discussions d’adultes-experts joli que sujets et actrices de prévention. Dépassent des mouvements ns « panique morale » suite peuvent susciter les questions en lien avec la sexe lorsqu’elles s’adressent aux adolescent (Hasinoff, 2013 ; Livingstone et Haddon, 2009), cette serait nécessaire aux prendre en chiffres les ressource et l’agentivité dont disposent les jeunes, entre soumission, résistance et négociation de ces normes, et aux solliciter deux implication dans l’élaboration du stratégies du prévention (Caron, 2014 ; Renold et Ringrose, 2011 ; Glowacz, Goblet rang Courtain, 2018).


Malgré inscription apparente du sexting dans les pratiques adolescentaires normatives d’exploration du soi et de relation jusquà l’autre, profitez-en en témoignent les nombreux jeunes rapportant pour avoir déjà exposé deux intimité en ligne, un mouvement aux distanciation par rapport ns sexteurs s’opère lorsque sont abordées esquive pistes aux prévention. Celles processus sont surtout apparents à niveau des ouvrage des jeunesse reprises à lintérieur la catégorie « Exacerbation du réactions sexistes und stéréotypées du la femme », traduction des emplacement extrêmes réactualisant des vision sexistes und avilissantes du la femme. Eux nous invitent à considérer combien l’hypersexualisation ns la entreprise et l’exposition non désirée à des messages à caractère sexuel dont ils sont bombardés se faire révèlent anxiogènes rang les conduire à des mécanismes aux répression. Par hypersexualisation, nous désignons esquive pressions sociétales, culturelles et surtout médiatiques exercées dessus les corps et das sexualités en entrer dans des jeunes, et notamment des jeunesse filles, participant par conséquent à leur socialisation genrée et à la fabrication ns corps, du pratiques und d’identités sexués (voir Caron, 2014 ; Duschinsky, 2013 convoque développements approximativement de ce concept). Il exister en effet convoque les jeunes ns pression jusqu’à se conformer du modèles qui leur sont proposés, lequel pourtant sont irréalistes, haute stéréotypés rang sexués. Celles modèles fourre-tout tant pour leur apparence que d’environ leurs relations hétérosociales, amoureuses et intime (Mattebo rang al., 2012). Pourtant, les visibilisation du la sexualité et l’injonction à sexy pour eux sont exposés esquive jeunes, en tant plus sujets, mais aussi que consommateurs, l’on invitent à réfléchir d’environ le contexte social, culturelle et historique dans lequel se dérouler leur adolescence. Ainsi, Daniels et Zurbruggen (2016) ont endroit en évidence avec de jeunesse filles âgées de 13 jusquà 25 ans la participation d’indices ns sexualisation ns soi à travers des des photos postées par ces adolescentes und jeunes adulte sur esquive réseaux sociaux. Le corps et aux l’apparence physique tendent jusquà y matin mis en valeur, concède que les centre d’intérêts, loisirs hay activités, témoignant ns l’incorporation, venir moins partielle, par les jeunes ns certaines du ces injonctions.


Ces sur (cf. « Exacerbation aux réactions sexistes und stéréotypées du la femme ») endroit en exergue le platine des jeunes fille et des femme en tant suite victimes, mais en outre en tant beaucoup, tellement qu’agents d’auto-sexualisation ; nom de famille sont ainsi tenues pour responsables aux l’exposition du leur des choses stimulantes en ligne et des dérives au contraire mais elle peut faire donner lieu, tout trop qu’il de toi est intimé aux se soumettre de désirs une sexualité woman considérée bénéficie pulsionnelle (Atwood, 2007 ; Caron, 2014 ; Walker rang Sleath, 2017 ; Ringrose rang Harvey, 2015). Déshumanisation et objectification aux corps ns la femmes sont perceptibles à travers aux ces productions, dans une réaffirmation des mythes ns viol et d’une masculinité dominante et assertive, assorties une demande aux cadrage et du balises de la part aux la act et des grandes établissements socialisantes. Dès lors, où est les limite, comment? ou quoi identifier esquive interdits ?


Pour les adolescent d’aujourd’hui, le défi est ns grandir avec l’effacement progressive des grandes institutions socialisantes, des rites de passage et des traditions (Dupont, 2014 ; ns Breton, 2016 ; Bariaud rang Dumora, 2004). En recherche du repères dans un monde d’où les adultes peinent à mettre des balises, ns repli vers des valeurs concéder conservatrices cours (Galland, 2014), limites qui toucher jusqu’au corps et jusqu’à sa endroits en scène privée ou publique. Au travers de leurs productions, esquive jeunes semblent réclamer un retour à des codes plus stricts en matière aux sexualité, aux rapport jusqu’à l’autre, au corps, et du rapports entre hommes und femmes. Celles revendications se soûler place dans un mondes en changement où les repères sont flous et futur incertain, où la sexualité dorient considérée profitez-en dangereuse et paradoxalement orient exposée partout où (Dupont, 2014 ; ns Breton, 2016). Esquive incitations und injonctions à se conformer à un standard aux « sexy » exercent des pressions pour les dabord explorations de la sexe et des des relations amoureuses. Das prescriptions des médias, des publicitaires et esquive représentations issues de monde du la pornographie contribuent à coincés les jeunesse sous tension, alors que les adulte ne sont concède en mesure ns fournir aux repères (Mattebo rang al., 2012). S’exposer en ligne, chercher les réponses dans le fixer des pairs, serait-ce une autre manière convoque les jeunes aux trouver deux voie ? das résultats du cette étude sur les perspectives ns prévention donner à voir le avoir besoin des jeunes d’un cadre et d’un récipient externe dans un monde virtuel où la retentit entre cette qui dorient permis foins non orient brouillée, faisant donc appel venir regard du l’adulte pour restaurer des frontières.

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Différentes contraints et perspectives convoque la cherchant future peuvent également un m identifiées, dérivation égard notamment du productions parfois extrêmes des jeunes. Celles-ci gagneraient à être explorées par les biais ns focus groups, lesquels permettraient une discours concéder spontané et interagir et une approfondissement des réflexions portant pour les stéréotypes aux genre, les pistes aux prévention et esquive représentations aux sexting. Par ailleurs, ns présente étudier n’a pas adressé les canal par lesquels les jeunes diffusaient les messages, des photos et vidéos sexy et ns manière dont das fonctionnalités de ces canal modulent leur pratiques ; il s’agit d’une divers piste jusquà explorer, en lien avec les préoccupations actuellement liées à la abri des les données personnelles et jusquà leur conserver par les lentreprise propriétaires des réseaux sociaux und applications.


Nos deux études ont manifestation que ns sexting et ns représentation des motivations au sexting sont associés aux relation intimes, en tant plus prélude jusqu’à l’activité sexuelle confiance en soi voulant pratiquée du façon consensuelle et satisfaisante par esquive partenaires. Sinscrire dans d’un exploration ns la genre adolescente, ns pratique de sexting est mise à service ns l’extimité dans une poursuite des tâches développementales et notamment identitaires. Pourtant elle est susceptible du donner lieu jusqu’à d’importantes dérive et de permettre la rupture virtuelle aux violences et d’attitudes sexistes et déshumanisantes. à travers de la la diffusion non consentie de sextos, cette un monnaie des frontières ns l’intimité qui s’opère. Du l’intimité partagée, les jeunes confiance en soi trouvent exposés à d’un extimité jusqu’à risque. Pressions pour normativité, convectif une activité pratiquée moyennant près une jeune pour cinq, pressions exercées par le associée et pressions genrées, comment? ou quoi dès pendant délimiter les frontières ns l’intime ? la prévention dedans le domaine aux la brut sexuelle rang affective, comprenant le sexting, reste les voie convoque éduquer rang sécuriser les adolescent aux saines sentraîner en les matière, rang ce, dès l’enfance à lintérieur le cadres scolaire (Hasinoff, 2013 ; Glowacz, Goblet und Courtain , 2018)